OLYMPIQUE CENTRE ARDECHE
Contacter le club : 04 75 30 57 33 | Mail : oca07@orange.fr

L’oca sur la toile ! Article paru sur Footengo 26-07

Aujourd’hui à l’honneur, Guillaume Murand, en charge avec David Exbrayat de l’équipe Senior 1 pour l’année 2015/2016 .

Guillaume Murand va désormais coacher l’équipe fanion de l’Olympique Centre Ardèche, en binôme avec David Exbrayat. Avant cela, le parcours dans le football de l’entraîneur a été marqué par des hauts et des bas. Retour sur une carrière toujours marquée par un aspect, la compétition.

 


Septième de promotion excellence, l'OCA évoluera de nouveau dans l'antichambre départementale

Septième de promotion excellence, l’OCA évoluera de nouveau dans l’antichambre départementale
>> Guillaume Murand, avant d’en arriver à être le nouvel entraîneur de l’équipe A de l’Olympique Centre Ardèche, comment avez-vous mis le pied dans le monde du football ?

« J’ai commencé à jouer au football à cinq ans, alors qu’à l’époque, on devait avoir six ans pour avoir l’autorisation ! J’ai débuté très jeune donc, au club de Privas. J’avais très envie de taper dans le ballon. Pourtant, je ne viens pas du tout d’une famille de footeux, c’était plus le cyclisme pour ceux qui m’entouraient. Mais moi, c’était le ballon rond ».>> Vous avez fait toutes vos années de formation au FC Privas (ndlr : maintenant, Olympique Centre Ardèche) ?

« Tout à fait, j’y ai joué jusqu’à mes vingt-et-un, vingt-deux ans. On jouait en PHR à ce moment-là. Je voulais aller voir un peu plus haut, donc je suis allé à Livron-sur-Drôme. À l’époque, ce n’était pas encore le FC Rhône Vallées. On jouait en HR quand même. J’ai connu les heures avant la grande époque du club. Mais j’ai dû m’arrêter prématurément ».>> Que s’est-il passé ?

« Autour de mes vingt-neuf ans, j’ai eu un accident de moto, qui m’a éloigné des terrains pendant un an. On venait de monter en plus ! J’ai ensuite essayé de reprendre, mais je n’étais plus en A, c’était trop difficile. Et puis, rapidement, je me suis fait une entorse au genou. Et là, j’ai dû stopper entièrement. Quand on ne choisit pas de s’arrêter, c’est toujours compliqué. J’ai vécu des très bons moments, et puis je suis réaliste, je n’aurais pas eu le niveau pour aller jouer plus haut avec Rhône Vallées ».

« POUR UN DROITIER, J’AVAIS UN PIED GAUCHE PAS TROP MAUVAIS »

Guillaume Murand a arrêté sa carrière de joueur à vingt-neuf ans à cause d'une vilaine blessure

Guillaume Murand a arrêté sa carrière de joueur à vingt-neuf ans à cause d’une vilaine blessure
>> Quel type de joueur étiez-vous ?

« J’avais la chance de courir relativement vite, c’était un avantage déjà. J’avais les qualités physiques intéressantes, je pouvais répéter les efforts. Après, je n’étais pas le plus grand techniquement, mais pour un droitier, j’avais un pied gauche pas trop mauvais ! Je pouvais jouer de partout en défense, et au milieu, sauf en 10 ».>> Quand la fibre d’entraîneur est-elle apparue ?

« Quand j’ai arrêté d’être joueur, j’ai commencé à m’occuper de la réserve de Rhône Vallées. Et on arrive à obtenir la montée en Excellence ! Ensuite, mon parcours dans la vie a fait que j’ai arrêté de coacher. J’ai fait une longue pause de quasiment sept ans, le temps d’assumer un mandat électoral. Comme je savais que je ne serais pas reconduit de nouveau, j’en ai profité pour revenir à mes premiers amours à Privas. D’abord sur les U19 pendant deux ans. On a terminé deuxième, et on est monté en Excellence ! Et puis la saison passée, Mickael Soleihac a repris l’équipe fanion, et je suis devenu son second ».>> Quel a été le bilan avec lui ?

« Ca s’est bien passé, il a fait progresser le groupe de manière intéressante. Même si les résultats n’ont pas été super, on a rarement été ridicule. Avec un groupe jeune, on a souvent perdu avec un but d’écart. Il manquait un peu d’expérience, voilà tout. Moi, ça m’a permis de me remettre dans le monde du football senior. Le foot a bien changé depuis que j’avais arrêté… ».>> Que voulez-vous dire ?

« Aujourd’hui, on ne peut pas demander la même chose aux joueurs qu’à l’époque. La question des efforts à faire est différente. Je ne dis pas que c’était mieux avant, je dis juste que c’est différent. Qu’il faut utiliser une autre méthode. J’ai pu revoir tout ça, et m’adapter ».

« QUAND JE RENTRE SUR LE TERRAIN, J’Y VAIS POUR GAGNER »

Guillaume Murand travaillait cette saison avec Mickael Soleihac avec le groupe séniors

Guillaume Murand travaillait cette saison avec Mickael Soleihac avec le groupe séniors
>> Pour la saison prochaine, vous allez être en binôme avec David Exbrayat sur l’équipe fanion. Quel est l’objectif ?

« Je suis toujours très modeste là-dessus. Je dis toujours qu’il faut gagner le premier match ! Je le dis un peu en plaisantant, mais une saison est une progression. Les ambitions vont venir en remportant les rencontres une à une. Un groupe change durant une année sportive, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer. Maintenant, les joueurs s’en vont en cours de championnat, ça aussi, c’est un changement ».>> Quelle est votre vision du football ?

« Ce sport se définit avant tout par la compétition pour moi. Je suis un compétiteur, quand je rentre sur le terrain, j’y vais pour gagner. L’idée, c’est de faire le mieux possible, par rapport aux qualités qu’on peut avoir. On est sur le terrain comme on peut être dans la vie. L’objectif est que les joueurs progressent sur le plan technique et physique, mais aussi mental. Qu’ils acceptent la compétition, et y prennent plaisir ».>> Quel style de jeu prônez-vous ?

« J’ai tendance à dire que je fais avec les joueurs que j’ai. J’essaye de les faire jouer dans un système qui paraît le plus cohérent pour eux. Dans l’idéal bien sûr, c’est le Barça, fait de passes courtes et de mouvements. Mais je n’ai pas les joueurs de la qualité de Messi (rires). On ne joue qu’en Promotion d’Excellence, on sait les qualités qu’on a. C’est beau à la télé, mais ça ne donne pas vraiment la même chose à ce niveau. Les meilleurs résultats qu’on a eu ne sont pas forcément les meilleurs en termes de football. On inculque une culture de la gagne. Si on peut allier la manière à la victoire, c’est génial ! ».>> Pour vous, qu’est-ce qui est le plus important dans le métier d’éducateur ?

« Le football est une histoire de plaisir. Quand je vois mes joueurs progresser, j’en prends à ce moment-là. La récompense de l’éducateur, c’est quand son message arrive à passer et à être appliquer par le groupe. C’est ça mon moteur ».Propos recueillis par David Dufour (photos : site officiel du club

 

Guillaume Murand Digest

Né le 5 décembre 1974 à Guilherand

Profession : Directeur d’une association

Parcours joueur : FC Privas, Livron-sur-Drôme

Parcours coach : FC Rhône Vallées B, Olympique Centre Ardèche (U19 puis équipe fanion)